obama_1301891_1280

En 2015, dans l'émission "C dans l'air:" Jean de Kervasdoué, économiste de la santé, met en chiffre ce qu'intuitivement je savais déjà: 120 000 personnes sont employées à vérifier des droits que tout le monde a , puisque chaque citoyen et chaque résident de notre pays a droit à une protection sociale sous une forme ou sous une autre.Le financement dépend certes de la situation de chacun, mais les droits sont identiques. Alors: pourquoi une sécurité sociale étudiante, (jusqu'à cette rentrée 2018 ) qui marchait  si mal et s'appellait  parfois trompeusement "mutuelle"? ...

(et pourquoi une carte vitale, mais c'est une autre question.Un document d'identité rendrait le même service.)

Ces 120 000 personnes seraient bien utiles pour réduire les inégalités sociales de santé, en assumant la gestion ou le secrétariat de maisons médicales.

  "C dans l'air", illustrait aussi, sur le mode "j'ai pas envie" (quelle argumentation...) le problème de fond qui est que quand vous travaillez seul, vous ne pouvez pas suivre 500 mutuelles différentes pour recouvrer vos honoraires. Les pharmaciens y investissent une demi-journée de travail, et ça marche  car ils travaillent à plusieurs.

On le sait, l'avenir de la médecine est dans le travail en équipe. Mais la réalité est qu'une majorité de médecins travaillent seuls. Pour que ça fonctionne pour eux, il faut faire fonctionner un guichet unique sécu-mutuelles (encore une idée d'emploi pour les 120, 000 personnes qui...)

Du coup, des aspects intéressants de la loi santé comme la médecine préventive,  sans parler de la représentation des usagers du système de santé, où notre marge de progression est immense, ont été complètement occultés. Dommage.

Quant à un contre-poids officiel aux pratiques de lobbying, personnellement je n'en ai pas entendu parler. Big Pharma a encore de beaux jours devant lui.

En 2018, on est au milieu du gué avec la disparition du tiers payant généralisé. Par contre on commence à harmoniser la protection sociale, en rattachant les étudiants au régime général. Ue mesure bienvenue pur un public plus précaire et en moins bonne santé qu'on l'imagine.